Aménagement du quadrant nord-est de la rocade bordelaise : les solutions pérennes sont ailleurs
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L’État organise jusqu’au 21 novembre 2022 une concertation du public au sujet de travaux d’aménagement du quadrant nord-est de la rocade bordelaise. 

Le trafic automobile sur ce secteur, comme toute la rocade bordelaise, est saturé. Les embouteillages conduisent à des pertes de temps considérables pour les usagers, sont accidentogènes en plusieurs points et sont sources de pollutions et de nuisances sonores pour les populations résidant et travaillant à proximité.

La finalisation de ces aménagements est prévue à l’horizon 2030. Ils permettront donc probablement dans un avenir lointain une meilleure fluidité du trafic. L’expérience prouve, cependant, que toute amélioration des conditions de circulation, entraîne, par effet d’aspiration et d’aubaine, une augmentation du trafic local ou d’origine internationale, comme celui lié au transport des marchandises.

Nous sommes aujourd’hui au pied du mur. Des travaux d’envergure sont sans aucun doute inévitables pour remédier à la thrombose de la rive droite. Ces zones fortement urbanisées sont en plein essor démographique. Les écologistes seront vigilants à ce que les aménagements futurs se fassent dans le respect de l’environnement et sans nuire aux populations concernées, notamment pour ce qui concerne les émissions nocives et la pollution sonore.

Les écologistes insistent sur le fait que les vraies solutions sont ailleurs et rappellent la nécessaire la mise en œuvre d’une autre politique des mobilités qui doit a minima s’appuyer sur : 

  • Le rééquilibrage de l’emploi sur les deux rives de la Garonne pour limiter les mouvements pendulaires et la maîtrise des marchés immobiliers pour permettre à ceux qui le souhaitent de se loger sur la métropole ;
  • Des solutions qui réduisent la circulation des camions durant les heures de pointe ;
    la réduction de la vitesse de circulation, facteur de fluidité et de diminution du nombre et de la gravité des accidents mais aussi de baisse des émissions de gaz à effets de serre et de la consommation d’énergie ;
  • La sanctuarisation de longues files continues de circulation réservées au covoiturage et aux transports en commun ;
  • Le report vers des modes de déplacements qui constituent des alternatives à la voiture : TER, bus, vélo, etc..

Si les aménagements présentés dans cette première phase de concertation sont nécessaires, ils sont toutefois perfectibles dans leur ambition : où sont les voies dédiées au covoiturage et aux transports collectifs annoncées depuis plusieurs années sur l’axe de la N89 ? Quels seront les impacts des nouveaux échangeurs 26 et 1 sur les réseaux de bus TBM et Transgironde traversant Artigues ? Nous serons vigilants  pour que les nouveaux franchissements débouchent sur des axes réellement reliés aux liaisons vers les stations de tram, les pistes cyclables vers Bordeaux,…

Cependant, les écologistes ne peuvent que redire que ces aménagements s’avèreront très vite insuffisants si l’Etat n’aide pas maintenant et massivement les collectivités locales pour d’une part engager une autre politique des mobilités au niveau de l’aire métropolitaine et d’autre part obliger le ferroutage des flux de marchandises sur l’axe Européen Nord-Sud. 

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