Bordeaux : 1 an de mandat !
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Conférence de presse des 1 an de mandat

Le soir du 28 juin 2020, notre liste, et son programme Bordeaux Respire recevaient mandat des Bordelais pour changer Bordeaux. Après 73 ans de gestion municipale monocolore, la ville prenait un tournant vert et à gauche. Démentant les sondages, cette victoire sans équivoque ouvrait la promesse d’un nouveau souffle.

On avait beaucoup lu et entendu que l’alternance politique n’était pas possible à Bordeaux. D’autres nous disaient ne plus oser la rêver. Nous voulions faire mentir ses sombres et défaitistes présages. L’horizon d’espérance que nous avions présenté aux Bordelais devenait, ce jour-là, la feuille de route exigeante des inattendus nouveaux élus municipaux.

Notre belle équipe, riche de sa biodiversité politique, largement ouverte, au-delà des partis, à des primo arrivants en politique, partageait, depuis la signature de l’Appel de Bordeaux lancé en Juin 2019, la conviction que le temps était venu pour Bordeaux d’écrire une nouvelle page de son histoire.

Cette ambition partagée supposait de répondre aux impératifs suivants, impatiemment attendus :

  • Changer de trajectoire, en mettant notre ville sur la bonne route, celle des réponses concrètes aux urgences écologiques, démocratiques et sociales.
  • Faire respirer la ville en végétalisant des espaces minéraux, bétonnés et bitumés, ralentir la course à l’urbanisation incontrôlée, laisser plus de place aux piétons et aux cyclistes.
  • Faire de Bordeaux une ville à vivre, accessible et accueillante pour toutes et tous, et redonner la possibilité aux Bordelais de s’y loger, et le droit d’y vivre dans des quartiers sûrs et apaisés.
  • Redonner la parole aux habitants, aux usagers de la ville, à chaque occasion, partager les décisions, faire la ville ensemble, sans attendre une élection municipale tous les 6 ans, passer d’une démocratie intermittente à une démocratie plus permanente.
  • Renouveler la gestion municipale, renouveler tout simplement le personnel politique qui se partageait charges et postes depuis trop longtemps, dans un entre-soi ronronnant.

Portés par cette vision et conscients de ces attentes, une fois goûtée la grande joie de cette reconnaissance démocratique, nous sommes entrés dans cet Hôtel de ville.

Avec méthode, avec engagement, nous nous sommes mis au travail, lucides quant à l’immense responsabilité que les Bordelaises et les Bordelais nous confiaient.

Les encouragements quotidiens que nous recevons nous stimulent dans l’effort. Certains sont impatients de ne pas voir leur ville déjà métamorphosée, je veux leur dire que je suis le premier des impatients bordelais mais que Bordeaux ne s’est pas faite en 1 jour, ni en 365 !

Le rythme que nous avons choisi est celui de l’écoute et du partenariat et non celui de la confrontation, avec tous les acteurs qui venaient de perdre leurs repères. J’ai choisi de ne pas céder aux provocations et aux polémiques vaines, allumés par ceux qui s’étaient engagés à «me pourrir la vie».

Mais les polémiques ne tiennent jamais lieu de politique, et je privilégierai toujours l’apaisement à l’affrontement. Cette ville, avant toute chose, je me suis attaché à la “réparer”. Et je suis le maire de l’action et du terrain et non celui de la dissertation ou de l’incantation.

L’action, parlons-en.

Cette première année a été marquée par une crise sanitaire sans précédent. Les services de la mairie et les élus ont été sur le pont sans relâche pour protéger, aider et informer les habitants. Nous avons su gérer cette crise avec efficacité et sang-froid. Je tiens ici à remercier les Bordelaises et les Bordelais pour leur sérieux et leur civisme sanitaire.

Je tiens aussi à saluer l’efficacité de nos services tout au long de la crise et en particulier lors de la découverte du cluster de Bacalan. Encore le mois dernier, dès l’alerte de l’ARS, nous avons monté en moins de 24h un centre de dépistage dans le quartier et dans la foulée, 48h plus tard, un centre de vaccination.

Administrer une ville, c’est bien sûr gérer les situations exceptionnelles, gérer les affaires courantes, mais aussi avoir une vision. Notre vision, c’est celle d’une ville solidaire Grandeur Nature : conviviale, créative et riche de biodiversité.

Le 28 juin dernier, les Bordelaises et les Bordelais nous ont élu pour répondre à trois urgences, trois défis : l’urgence écologique et climatique, l’urgence sociale et l’urgence démocratique, ce que j’ai immédiatement traduit en trois chapitres à écrire.

Bordeaux Grandeur Nature, Bordeaux en commun, Bordeaux démocratie vivante.

Nous avons déjà accompli en un an des changements visibles pour faire respirer de notre ville et nous allons les intensifier. Des changements qui, à la fin de notre de mandature, feront de Bordeaux une ville que nous voulons exemplaire sur le plan de la transition écologique et sociale au service du bien-être de ses habitants.

Pierre Hurmic, le 30 juin 2021

seul le prononcé fait foi