Discours de Julien Bayou – Conseil Fédéral des 30 et 31 janvier 2021
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CF – 30 janvier 2021

Bonjour à toutes et tous,

Tout d’abord, je profite de ce dernier week-end du mois de janvier pour vous formuler à nouveau tous mes vœux pour cette nouvelle année, pour vous, vos familles et vos proches.

L’année 2020 a été particulièrement difficile, ce fut l’année du choc. Une année de prise de conscience pour certain·es, car les crises ont agi comme un révélateur de tous les désordres du monde, toutes les impasses de notre société, des inégalités qui frappent plus durement les plus vulnérables. Le bilan du gouvernement est sévère. Son incapacité à anticiper et à nous protéger est criante. Que ce soit sur les masques, les tests puis la mise en place de la politique de vaccination.

Incompétence, arrogance, Jupiter mais bien haut, très haut sur l’Olympe, complètement hors sol, à improviser sans cesse et anticiper jamais.
Deux exemples où la communication politique a remplacé l’anticipation :

Le télétravail !
Jean Castex déclarait le 15 octobre 2020 : « Nous invitons les entreprises et administrations. à développer le télétravail. »
Le 26 novembre : « Le télétravail devra être le plus massif possible. »
Le 10 décembre : «Le télétravail doit être maintenu partout où il est possible.»
Et le 29 janvier : «Le télétravail devra être renforcé dès que possible.»
Mais organiser vraiment le télétravail, rendre l’accord national interprofessionnel contraignant, forcer les entreprises qui le peuvent à l’organiser?  C’est non.
Nous avions tout l’été 2020 pour le faire dans l’attente de la 2ème vague prédite par le conseil scientifique depuis juillet puis tout le second semestre de 2020.

Sur les écoles :
Jean-Michel Blanquer expliquait le 29 août : il y aura un protocole sanitaire. Mais tout en expliquant que les enfants ne participaient pas à la propagation du virus ;
Le 15 septembre : on renforce le protocole.
Le 15 octobre: le protocole sera renforcé.
Le 04 novembre: renforcement du protocole.
Le 02 décembre : nous allons renforcer le protocole.

La réalité c’est que les agents manquent, les infirmières scolaires manquent, les médecins manquent, et dans certains lycées les fenêtres ne s’ouvrent même pas ;
Le ministre devait être trop occupé à regarder les cartes électorales en Ile-de-France.

Finalement il renonce ; je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle pour les écoles et les parents d’élève mais je lui suggère juste un petit conseil sanitaire : le masque c’est sur la bouche et le nez, pas sur les yeux :  oui les enfant participent à la propagation du virus, oui il y a urgence. Si vous maintenez les écoles ouvertes, arrêtez de parler de bientôt renforcer le protocole sanitaire, mettez le en place.

L’anticipation c’est aussi, arrêter de traiter l’hôpital public comme une marchandise. Depuis des décennies, on ferme des lits et aujourd’hui nous en payons le prix. Ce gouvernement et les précédents nous ont conduit dans l’ornière. Jean Castex aujourd’hui, mais avant lui Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ont mis en place tarification à l’acte  ou le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Et François Hollande malheureusement n’a pas fait marche arrière au contraire ; avec notamment le CICE, et versement d’aides aux entreprises sans aucune contrepartie, gabegie financière, qui a permis aux entreprises de verser de gros dividendes à leurs actionnaires sans répondre aux objectifs recherchés. Aujourd’hui, les fermetures de lits continuent : 600 lits à Paris Nord, 300 Nord Essonne, des centaines encore à Nantes et Nancy.

Pourtant cette année 2020 a permis d’illustrer de façon violente le lien entre la santé de nos écosystèmes et la santé humaine.

La meilleure politique économique est une bonne politique sanitaire et la meilleure politique sanitaire est une bonne politique écologique.

Or, la santé de nos eco-systèmes est le cadet des soucis de ce gouvernement.

Il prend même des mesures anti-écolo : réintroduction des pesticides tueurs d’abeilles que sont les néonicotinoïdes, refus de mettre en place les mesures préconisées par la Convention Citoyenne pour le Climat, renoncement d’inscrire dans la loi le crime d’écocide, pour en faire un pâle délit d’écocide, avec une volonté de tout faire pour rendre sa mise en œuvre impossible. C’est aussi le cas avec la décision d’enfouir les déchets à Stocamine, tout près de la nappe phréatique d’Alsace. Ce choix débouchera sur une exposition des générations futures à des pollutions irréversibles, comme pour l’amiante, comme pour le chlordécone, etc.

Ce sont des bombes à retardement qui touchent encore et toujours les plus vulnérables. Ce ne sont pas les patrons du Comité amiante qui décèdent des cancers de la plèvre ; ce ne sont pas non plus les propriétaires terriens aux Antilles qui développent des cancers de la prostate.

Même constat face à la pollution. l’inaction est criminelle, au point qu’une sanction de la cour européenne devrait tomber d’ici peu. L’année 2020 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Les petits pas ne peuvent pas suffire, ce sont à l’heure actuelle des reculs. Justice environnementale, justice sociale sont les deux faces d’une même pièce.

Et concernant la justice sociale, là aussi, le bilan du gouvernement est en dessous de tout. Les plus vulnérables sont les plus touchés, ce sont eux les premiers de cordée.

Selon le dernier rapport Oxfam sorti cette semaine, il a fallu seulement 9 mois aux milliardaires pour retrouver leur richesse d’avant pandémie. Pour les plus pauvres, plus de 10 ans pourraient être nécessaires pour se relever.

Qu’a fait le gouvernement jusqu’ici :
–   Baisser les impôts des plus riches avec la suppression de l’ISF et en parallèle il a raboté les APL ;
–   Les mesures pour le logement sont largement insuffisantes, pourtant des mesures qui fonctionnent (plafonnement des loyers par exemple) est facultative ; et le programme logement d’abord plébiscité par les associations, est quasiment à l’arrêt malgré toutes les promesses ;
–   Et que dire du sort des étudiant·es et des jeunes : les conséquences de la crise sont dramatiques. On en a marre des numéros verts. Nous nous voulons le RSA pour les 18-25 ans. Et je tiens à saluer le travail mené en collaboration avec les Jeunes écologistes et les organisations de jeunesse sur ce point, relayé par nos sénateurs/trices dans les institutions.

Nous voulons le moratoire sur les loyers, nous voulons une allocation d’autonomie.
Nous prenons le parti de la jeunesse parce que nous sommes le parti des générations futures. 

Il n’y a pas d’avenir sans une jeunesse heureuse, émancipée, et qui s’approprie les leviers de la transition. Les propos des membres du gouvernement apparaissent complètement hors-sol : que ce soit Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur qui infantilise les étudiant·es en parlant des « bonbons collés sur les tables »

ou encore Bruno Le Maire qui dit qu’à 18 ans ce que l’on veut, c’est un travail. Lui qui a pu faire de longues études, rémunérées par l’État, parce qu’il a eu accès aux grandes écoles. Écoles dans lesquelles se retrouvent en grande partie les enfants des familles les plus aisées. Comme le dénonce Quentin Parinello, porte-parole d’Oxfam France :  « Cette crise arrive dans un monde déjà profondément inégal où une minorité de personnes, en majorité de très riches hommes blancs, accaparent l’essentiel des richesses mondiales ».

Mais le gouvernement ne fait rien, déconnecté de ces réalités ; Hors sol, déconnectée tout comme les réponses sur l’inceste !

A propos du #MeTooInceste : j’ai été bouleversé. Imaginez qu’un.e français.e sur 10 est touché. L’avalanche de témoignages doit nous faire assumer que la France a un problème. Et le Premier Ministre là encore est incapable de nommer les choses, illustrant une nouvelle fois cette phrase : “mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”.

Et alors que toutes les associations s’en étaient émues, le Président de la République lui-même récidive !
Il salue la parole des personnes qui parlent, sans dire un mot de l’inceste, ou dela pédocriminalité. Non, il parle de “violences sur nos enfants”. 120 longues secondes sur le sujet de l’inceste… sans évoquer l’inceste. Mais comment agir si on ne regarde pas la réalité en face. Si vous avez des millions de victimes, vous avez des millions de prédateurs.  Et vous avez donc un problème de société qui organise et facilite l’impunité.

Et ce seront encore des numéros verts ou une commission qui rendra ses conclusions dans deux ans, etc. On n’en peut plus, c’est maintenant qu’il faut agir. Nous avons besoin d’un grand plan contre l’inceste et cela commence par non pas libérer la parole mais libérer les oreilles comme nous y enjoignent les associations spécialisées ;

Les pouvoirs publics qui ne s’y attaquent pas sont disqualifiés pour nous parler de sécurité. Il faut former : les enseignants, les policiers. Éloigner les parents prédateurs.  Prévenir, former, sanctionner. Cela nécessite des moyens à la hauteur du problème de société que certains semblent découvrir. Nous avons donc un gouvernement en carence sur l’environnement, sur la justice sociale, les enjeux sociétaux.

Et enfin sur la démocratie, là encore le gouvernement a fait des promesses qu’il ne tiendra pas.
– D’abord l’enterrement de la promesse présidentielle sur la reprise « sans filtre » des mesures de la CCC ;
– La non-introduction de la proportionnelle malgré les initiatives de François Bayrou que je salue et auxquelles nous nous associons.
Et le spectre du report des élections départementales et régionales. Notre position est claire : on ne peut pas confiner la démocratie.

Si nous pouvons aller travailler, si nous pouvons prendre les transports en commun bondés, nous pouvons aller voter. Il est de la responsabilité de l’État et des préfets d’organiser les scrutins dans le respect des règles sanitaires.
C’est ce que nous avons rappelé avec 6 autres têtes de liste : on ne décide pas de la date des élections pour convenance personnelle ; on ne confine pas la démocratie.

Je pourrais aussi parler des prorogations successives de l’état d’urgence sanitaire, des moyens de contrôle du Parlement qui s’effondrent…

Ainsi, puisque les conclusions de la mission d’information sur la gestion de la crise sanitaire ont déplu au gouvernement, celui-ci l’a tout simplement supprimée via sa majorité à l’Assemblée. Pas de thermomètre, pas de problème.

C’est certainement le même raisonnement qui conduit le gouvernement à s’entêter à museler la presse et à empêcher de filmer les violences policières. Nous, nous  répondons présent aux côtés de la coordination pour les libertés publiques et je salue les personnes qui sont allées manifester cet après-midi.

Ce gouvernement nous craint, en particulier nous les écologistes. En témoigne la mission d’information parlementaire pilotée par Les Républicains et La République en Marche qui demande de « renforcer l’arsenal pénal » contre « les militants anti glyphosate, véganes ou anti-chasse ».

Impunité pour Lafarge, Lactalis, Nordgold et montagne d’or ou Total mais acharnement contre celles et ceux qui militent pour le bien commun, le gouvernement a choisi son camp.

Disons le tranquillement, ce gouvernement n’est jamais avare de leçons mais ils ne savent pas faire, ils ne savent pas prendre soin de la population ni anticiper. Pour nous, il ne s’agit pas simplement de remplacer un mauvais gestionnaire par un autre mais de mettre l’écologie aux manettes et faire autrement.

L’écologie est le seul discours politique réaliste. Ce sont les autres les rêveurs, ceux qui ne jurent que par la reprise économique. L’écologie est un projet réaliste et scientifique contrairement à l’utopie de la  croissance. Il n’existe pas d’arbitrage entre économie et écologie, c’est un leurre, ne nous laissons pas enfermer dans ce faux-débat.

Ce siècle est celui de l’environnement et il faut que ce soit celui de l’écologie politique au pouvoir.

C’est pourquoi, il ne suffira pas d’une simple alternance pour faire encore et toujours la même chose. Selon Einstein, la folie c’est de faire la même chose et espérer un résultat différent.
C’est ça le véritable projet républicain. Celui qui renoue avec l’idéal du triptyque républicain, qui ne se contente pas de le proclamer, d’en rappeler les grandes heures de manière assez paresseuse ou incantatoire mais qui travaille activement à s’en rapprocher.
C’est ce chemin que nos maires ont commencé à tracer, occasion de changer d’échelle, de passer de l’expérimentation à la généralisation.

Exemples :

  • La mise en régie de l’eau à la métropole de Lyon, un milliard d’euros pour la transition écologique et les mobilités,
  • Jeanne Barseghian à Strasbourg qui déclenche l’urgence climatique et débloque des emprunts pour les investissements.
  • Anne Vignot à Besançon qui passe les bâtiments publics en 100% électricité verte, développe la rénovation thermique, propose des chèques solidarité en monnaie locale et assure la zéro artificialisation avec une réserve foncière.

C’est aussi Emmanuel Denis à Tours, Léonore Moncond’huy à Poitiers, Clément Rossignol à Bègles, Patrick Chaimovitch à Colombes, Jean-Marc Defrémont à Savigny-sur-Orge, Danielle Dambach à Schiltigheim…

Et le rare privilège de Secrétaire national de ne pas pouvoir nommer tous nos maires !

En 2020, c’est aussi pour nous un groupe au Sénat avec d’ailleurs un joli score dans les départements ruraux et des résultats partout supérieurs à nos attentes. Preuve que les polémiques qui ont émaillé l’été et les débuts de nos maires ne sont que de l’écume.

Mes ami.es ce n’est pas une vague verte, c’est une lame de fond. L’enjeu c’est l’implantation de l’écologie.

2021 sera l’année de la consolidation avec les élections régionales et la préparation de la Présidentielle pour la victoire de l’écologie de 2022.

Voilà le plan :
– 2019, la percée
– 2020, l’implantation
– 2021, la consolidation
– 2022, la victoire de l’écologie.

Nous prenons aussi appui sur la société mobilisée. Comme avec l’Affaire du siècle ou encore l’action en justice de Damien Carême à Grande-Synthe.

Je salue à nouveau l’action de Marie Toussaint, décisive aux côtés d’autres ONG pour obliger l’État à agir et faire primer les biens communs sur la liberté d’entreprendre.
Nous avançons élection après élection. Le prochain enjeu, ce sont les élections départementales et régionales.

Nous tenons à ce que ces élections aient lieu. Les régions peuvent être le fer de lance de la transformation écologique : c’est la qualité de l’air, l’énergie, le climat, l’alimentation notamment dans les cantines scolaires, l’économie, l’emploi, l’aménagement du territoire.

Nous, nous souhaitons faire une politique du quotidien pour nos territoires, pas une politique d’attractivité pour les plus riches qui s’adresse non pas aux habitant·es mais à ceux que l’on voudrait voir venir, le trader de la city ou le financier qatari, non : une politique qui retisse les liens sociaux et non pas une politique de compétitivité. 

Nous défendons également la critérisation des aides économiques, une mesure largement plébicitée.

Il n’est plus possible de dilapider l’argent public sans contrepartie (Grandpuits,  Michelin, Bridgestone…). Plus un euro ne doit aller pour les entreprises qui ne respectent pas l’Accord de Paris, qui ne respectent pas la loi sur l’égalité salariale ou la discrimination, ou les entreprises qui délocalisent.

On joue gros aux régionales et nous avons de superbes candidat·e·s :

  • Claire Desmares en Bretagne ;
  • Antoine Maurice en Occitanie ;
  • Charles Fournier en Centre-Val-de-Loire, qui organise un Facebook Live avec Antoine Maurice, candidat en Occitanie, sur l’avenir des industries ;
  • Fabienne Grebert en AURA ;
  • Eliane Romani en Grand-Est ;
  • Laetitia Sanchez maire du village Saint-Pierre-du-Vauvray,  en Normandie ;
  • Nicolas Thierry en Nouvelle-Aquitaine ;
  • Karima Delli dans les Hauts-de-France, avec qui nous avons d’ailleurs organisé un événement contre la chasse à courre et lancé une votation citoyenne qui a déjà recueilli plus de 6500 signatures. => votationchasseacourre.fr

Car LREM a bien une loi sur le bien-être animal, mais a considéré qu’il ne fallait parler ni de chasse ni d’élevage intensif !

Le déni toujours, en retard sur les attentes de la population. En retard aussi sur la démocratie et y compris sur l’entrave au droit d’amendement comme le député Matthieu Orphelin en a fait les frais cette semaine ;

Demain ce sont les régions écologistes qui organiseront la fin de la chasse à courre. Car celles et ceux qui agissent, ce sont les écologistes.

Dans un moment où tout le monde se repeint en vert, nous pouvons le dire : ces listes seront les seules qui feront encore de l’écologie après les élections. Et nous sommes les seuls qui mettons les bottes pour nous rendre sur le terrain comme à Gonesse ou à Tropicalia, un projet pour créer une grande Serre tropicale dans le Nord sur 2 hectares, le tout maintenu en permanence à une température oscillant entre 26 et 28 degrés, avec la livraison de chrysalides chaque semaine (par avion) afin de renouveler la population de papillons à l’intérieur de la serre. A notre époque, c’est un projet impensable.

Qui est donc hors sol et qui a les pieds sur terre ?
On nous a traité d’amish, mais ceux qui sont véritablement déconnectés, c’est eux. Les terrestres, les pieds sur terre, c’est nous. Dans toutes ces mobilisations manquaient les repeints en vert, la sociale-démocratie, la droite libérale etc…

L’écologie est la force motrice de toute politique pour construire un monde meilleur et un projet véritablement républicain, qui regarde le monde tel qu’il est et qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Parce que mener des politiques écologiques, c’est aussi réduire les inégalités sociales, c’est intimement lié.

Nous devons prévenir pour mieux protéger. et prendre soin de la planète pour mieux nous protéger nous mêmes.

Alors nous traçons notre chemin jusqu’aux présidentielles.  Plusieurs étapes jalonneront notre chemin, l’adoption de notre socle programmatique en juillet, avec entre-temps l’organisation de conventions programmatiques.

Je vois fleurir les propositions, c’est une excellente chose. Conventions des régions, conventions des maires car nous prenons appui sur leurs réalisations, les commissions et groupes de travail ; et bien sûr les forces associatives syndicales. Tout cela doit converger pour aboutir à un socle programmatique à même de remettre notre pays sur les bons rails, ceux de la transition écolo dans la justice sociale. Et fin septembre, la désignation via une primaire ouverte à nos adhérent·e·s, aux sympathisant·es, de notre porte-drapeau.

Puis nous proposerons aux autres forces qui se retrouvent dans notre projet, un contrat de gouvernement et nous travaillerons également main dans la main avec les forces associatives.

Année chargée et cruciale.  Notre pays se cherche une issue. Nous porterons le flambeau de l’alternative.
Tranquillement mais sûrement ; D’autres invoquaient  la force tranquille ; C’est pas mal, cela nous sied : sérénité et détermination.

Guy de la Rigaudie disait :

“Si tu veux que ton sillon soit droit, accroche ta charrue  à une étoile” ;
Alors traçons notre sillon bien droit. Notre étoile c’est l’écologie.

Julien Bayou
Seul le prononcé fait foi