Suspension de l’abattoir SOBEVAL : Vers une filière Viande plus éthique !
Partager

Communiqué d’EELV Dordogne
Vendredi 28 février 2020

La décision de retirer l’agrément et de suspendre l’abattoir de la Sobeval est devenue nécessaire tant les manquements de cette entreprise étaient importants en matière de bonne pratique d’abattage.

Cette affaire a, de plus, mis en évidence les liaisons dangereuses entre cet industriel et certaines instances de contrôle, en premier chef le ministère de l’Agriculture, qui comme l’a montré l’association L214 ont agi de concert, dans un premier temps, pour nier l’évidence.

Il faut aussi rappeler les pratiques de cette société multinationale hollandaise, qui est très implantée en Dordogne (environ 50% du tonnage d’abattage de veau du département). Le système agricole dit de l’intégration est fait pour maintenir les éleveurs sous la coupe de société d’agrobusiness, leur retirant toute autonomie dans la gestion de leur exploitation agricole. Ce système multiplie les fermes d’élevages de grande ampleur comme à Le Change (1600 veaux annuels) ou plus restreint comme à St Mesmin (300 veaux*2), dans ce qui reste un modèle économique très peu rémunérateur pour les éleveurs.

EELV Dordogne rappelle le travail constant de ses élus pour faire adopter des pratiques plus respectueuses du bien-être animal, à l’instar de la décision du Conseil Régional Nouvelle Aquitaine sur initiative du Groupe écologiste et citoyen région Nouvelle-Aquitaine.

EELV Dordogne se félicite aussi du dépôt d’une proposition de loi relative à l’élevage éthique par la Sénatrice EELV Esther Benbasa.

Une pétition de soutien peut être signée à https://lesecologistes.typeform.com/to/GoA74r

Enfin, EELV Dordogne appelle immédiatement la SOBEVAL à prendre enfin toutes les mesures pour garantir le respect des normes et des principes de l’élevage éthique, et à engager parallèlement un dialogue avec les éleveurs afin d’aller vers un système de rémunération plus équitable au profit de ces derniers.

EELV demande aussi que les employés et les ouvriers de cette entreprise ne soient pas les premières victimes de la suspension de la production de leur entreprise et que toute période de non-activité leur soit entièrement compensée.