Bassin d’Arcachon : Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET)
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Le Sybarval a mis en place un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) dans le cadre de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Ce plan est visible depuis le 29 octobre sur le site du Sybarval.
En 2016, le territoire Barval a été labélisé « Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV) » c’est-à-dire territoire d’excellence de la transition énergétique et écologique.
Une première convention de 500.000 € de subvention de l’Etat a pu être signée le 12 mai 2016. Ce qui a permis d’aider les communes et intercommunalités pour des dossiers d’isolation de bâtiment, de production photovoltaïque en autoconsommation, de modernisation de l’éclairage public, de piste cyclable ou de jardin partagé.
Nous ne pouvons que nous réjouir de telles orientations.

Cependant nous émettons de sérieux doutes sur la volonté de nos élus d’engager le territoire plus à fond vers la transition énergétique. Nos élus se sont lancés dans des solutions du tout-voiture en prolongeant la A660 vers Arcachon, et en programmant une voie de contournement au nord Bassin. Ils s’engagent à multiplier par 3 la production d’énergie renouvelable d’ici 2050, alors que le territoire de leur commune montre une production d’énergie renouvelable quasi nulle.
Par exemple, le président du Sybarval et aussi maire de La Teste de Buch autorise dans sa commune la construction de nombreux immeubles, sans panneaux solaires sur les toits, voltaïques ou thermiques. Pourtant de nombreuses entreprises situées au Barp, dans la SEML RDL (Société d’Économie Mixte Locale Route des Lasers) Laseris 1 et 2, sont une vitrine de ce que l’on peut réaliser en la matière. On remarque également dans les PLUs une absence d’encouragement aux constructions bioclimatiques.
Notons avec satisfaction cette décision d’engager des études de faisabilité sur un projet de valorisation des ressources géothermiques locales. Cette ressource, utilisée seulement par l’entreprise de salmoniculture du Teich et l’écoquartier de La Teste, pourrait être plus largement valorisée pour le chauffage urbain.

Hormis les aires de covoiturage ou l’autostop avec Rézo Pouce, nous notons. un manque d’imagination concernant des solutions non énergivores, parkings-relais, augmentation de l’offre de transports en commun, mais aussi le développement du télétravail, de plates-formes de visio-conférence, de la fibre optique. De nombreux projets relèvent plus du « greenwashing » que du développement durable.

Sur le Bassin on développe le motonautisme, avec des motorisations de plus en plus puissantes, des jet-skis de plus en plus nombreux, alors que l’on pourrait promouvoir beaucoup plus la pratique de la voile. Ainsi que l’usage partagé des bateaux souvent utilisés moins de 2 semaines par an. La réussite du développement de la bicyclette devrait servir d’exemple pour l’attrait de modes doux.

Enfin ce PCAE n’est qu’un plan de 28 actions de 2019 à 2024 rempli de bonnes intentions. Il permettra l’accès aux dispositifs d’aide pour la transition énergétique, avec des financements du Medde, de l’Ademe, de l’Europe. Nous nous posons certaines questions : Le PCAE est-il prescriptif et est-il soumis à une obligation de résultats ? Qui contrôlera la réalisation des 28 actions du plan ? Qui sanctionnera si les objectifs ne sont pas atteints ?

Quant à nous, écologistes, nous continuerons à militer comme nous l’avons toujours fait pour la mise en place de mesures plus radicales pour atteindre les objectifs fixés par la Cop 21, maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C.

Michel Daverat pour le groupe EELV Bassin d’Arcachon.

Une réflexion au sujet de “Bassin d’Arcachon : Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET)

  1. Je suis en accord avec votre analyse.
    J’ai participé hier à une réunion d’information sur l’aménagement d’une rue de La Teste avec Monsieur le Maire. Je m’attendais (il s’agissait de réfection de voirie et trottoirs) à une élargissement significatif des trottoirs voir peut-être la création d’une piste cyclable : il n’en a pas été question. Pour ralentir le flux des voitures (6000 par jour, donnée fournie par la mairie), la largeur n’est réduite que de 50 cm : il semble prioritaire de laisser des places de stationnement, donc encore toute sa place à la voiture individuelle. Donc aucune vision pour réduire significativement l’empreinte carbone. A mon grand regret.

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