Europe Ecologie les Verts Aquitaine soutient l’initiative pour dire STOP aux violences sexuelles et sexistes
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Europe Ecologie les Verts Aquitaine soutient l’initiative du collectif « Nous toutes »* visant à organiser une action de grande ampleur contre les violences faites aux femmes.

La persistance en 2018 des violences sexistes et sexuelles est inadmissible. Le fait qu’une femme meurt en France tous les 3 jours suite aux coups de leurs (ex) conjoints ou (ex) compagnons n’interpelle que très peu la société.

Alors que nous ne devrions plus tolérer un décès de plus. Derrière les belles paroles, le gouvernement méprise cette cause essentielle, en réduisant les fonds alloués à la lutte contre ces violences structurelles. Europe Ecologie les Verts Aquitaine appelle donc à se rendre en nombre le samedi 24 novembre aux rassemblements organisés à Paris ainsi que dans plusieurs villes, pour exiger des mesures ambitieuses et des moyens, et pour dire haut et fort que nous souhaitons en finir avec cette société patriarcale qui tolère encore ces violences sexistes et sexuelles.

Sophie Bussiere, porte-parole EELV Aquitaine, candidate aux élections européennes 2019

Jean Lissar, Secrétaire régional EELV Aquitaine

à Bordeaux : départ en bus pour la marche de Paris, contact : noustoutes33@gmail.com

à Mont de Marsan : à 14h, devant la mairie, Place du Général Leclerc

à Bayonne : à 15h30, Place de la mairie

à Pau : à 14h, Place Clémenceau, Pau

 

Communiqué EELV national

Lettre d'information EELV

Communiqué

 

#NousToutes : EELV marchera le 24 novembre pour dire STOP aux violences sexuelles et sexistes

Un an après #MeToo, la prise de conscience de l’ampleur des violences sexuelles et sexistes reste timide. La réaction n’est pas à la hauteur et les violences sexuelles et sexistes sont encore largement banalisées par les institutions policières, judiciaires et médicales, par une partie des médias et de l’opinion publique.

Nous refusons de l’accepter ! 

Parce que les violences sexistes et sexuelles font partie du quotidien des femmes aujourd’hui en France et que ce constat nous est insupportable ; 

Parce que l’action publique fait encore défaut alors qu’une volonté politique urgente, des politiques de prévention, de protection et de sanction sont une urgence absolue ; 

Parce que s’attaquer aux violences sexistes et sexuelles c’est prendre conscience des nombreuses oppressions et discriminations qui se sur-ajoutent ; 

Parce que #NousToutes, c’est bien de toutes les femmes qu’il s’agit. Aucune ne doit être mise de côté, d’autant moins toutes celles d’entre nous qui cumulent plusieurs oppressions et discriminations. Pour beaucoup d’entre nous, les agressions sexuelles et sexistes constituent une expérience inséparable du racisme, du validisme, de la précarité. Cette lutte doit inclure les droits de toutes les personnes discriminées,  y compris les personnes trans, intersexes et lesbiennes, en situation de handicap, victimes du système prostitueur, personnes racisées, migrantes, etc

Pour toutes ces raisons, Europe Ecologie les Verts s’engage chaque jour contre les violences sexistes et sexuelles et participera à la marche contre les violences organisée samedi 24 novembre à la veille de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, et appelle à se mobiliser avec #NousToutes. 

Le 24 novembre, faisons nombre pour que la peur et la honte change de camp !

Pour une véritable action publique, Europe Écologie – Les Verts demande un plan d’action d’urgence contre les violences, qui mettra la réponse à la hauteur de l’enjeu :

    – prévention (campagnes nationales bi-annuelles) et formation obligatoire (des élu-e-s, des services de santé, police et justice, équipes éducatives, psychologues et personnel médical) ;

    – accompagnement et écoute des victimes améliorés à chaque étape (multiplication des centres d’hébergements et logements dédiés, accès prioritaire aux logements sociaux, garantie du choix pour les victimes de pouvoir rester chez elles et en sécurité) ; amélioration de la mise en œuvre de l’ordonnance de protection, garantie du droit au séjour pour les femmes migrantes victimes de violences, généralisation des lieux d’accueil pour les victimes au sein des commissariats pour recueillir les plaintes.

    – fin de l’impunité (spécialisation de la justice en matière d’infractions sexuelles et de violences faites aux femmes, renforcement important des moyens de la justice pour améliorer le traitement des affaires pénales et l’application des peines des personnes condamnées, la fin de la pratique, actuellement massive, de correctionnalisation des viols, reconnaissance du féminicide, un âge sous lequel l’atteinte sexuelle serait criminalisée, véritable protection des mineur-e-s, inversion de la charge de la preuve qui ne doit plus peser sur les victimes mais sur les présumés accusés). Nous demandons également que les différent-e–s intervenant-e-s de la chaîne judiciaire soient mieux formé-e-s et que les femmes soient moins souvent obligées de répéter leur témoignage.

Plus largement, les violences physiques, sexuelles et psychologiques que nous subissons ne sont pas uniquement le résultat d’actes individuels, mais d’une société patriarcale et capitaliste. Nous continuons à lutter contre des politiques économiques libérales socialement injustes, contre la violence étatiqueet pour un changement de mentalité vers une société féministe.

Nous marcherons avec #NousToutes le 24 novembre et nous participerons aux actions à travers la France à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.


Les lieux de rendez-vous dans toute la France : https://www.noustoutes.org/nous-toutes-infos


Les propositions d’EELV pour un plan global d’urgence contre les violences sexistes et sexuelles : https://feminisme.eelv.fr/2017/12/08/pour-un-plan-global-durgence-et-une-reforme-de-la-justice-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles/