Les appels, c’est bien, les actions, c’est mieux ! #climat #ilestencoretemps #Bordeaux
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À la veille d’une nouvelle marche pour le climat dans de nombreuses villes de France, samedi 13 octobre, une trentaine de personnalités, dont Alain Juppé, enjoint au gouvernement de mettre en œuvre les changements « sans précédent », seuls à même, selon les scientifiques du Giec, de limiter l’impact du dérèglement climatique. 

https://www.la-croix.com/amp/1200975435

« Face à ce sombre constat, nous ne restons pas sans agir. Les initiatives pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi nombreuses, et elles portent en elles des gains pour l’ensemble de la société :

► Investir dans la rénovation des bâtiments, c’est la clé de la création de centaines de milliers d’emplois, à l’heure où le taux de chômage remonte ;

► Développer des solutions de mobilité plus propres accessibles à tous, c’est un air moins pollué et des milliers de vies sauvées ;

► Favoriser des technologies et des équipements qui consomment moins d’énergie, c’est autant de pouvoir d’achat renouvelé ;

► Développer les énergies renouvelables dans les territoires, c’est bon pour le développement local ;

► Faire évoluer notre assiette vers une alimentation plus saine, moins carnée, moins dépendante en engrais et en pesticides, c’est l’assurance d’une meilleure santé »

Voilà ce qui se passe à Bordeaux :

Investir dans la rénovation des bâtiments : la plate-forme « Ma Rénov » a été lancée par la métropole il y a un peu plus d’un an (janvier 2017), et nous n’avons pas encore de bilan du nombre de foyers touchés à ce jour. L’objectif, inscrit dans le Plan d’action pour un territoire durable à haute qualité de vie adopté par le Conseil de Bordeaux Métropole le 7 juillet 2017, est de rénover 9 000 logements par an pendant les 40 prochaines années. En effet, Bordeaux Métropole compte plus de 350 000 logements sur son territoire dont 60 % nécessiteraient une rénovation énergétique complète.

Espérons que la plateforme de rénovation énergétique « Ma Rénov » mette les bouchées triples car nous sommes pour l’instant à 20% de la réalisation des objectifs de rénovation énergétique des logements fixés pour la métropoledepuis 2011(1860 rénovations en 2016 sur un objectif de 9000/an). A ce rythme il nous faudrait 113 ans pour rénover tout le parc (et 23 ans au rythme de l’objectif fixé soit jusqu’en 2041 si nous parvenons à 9000 en 2018 !)

Développer des solutions de mobilité plus propres accessibles à tous : la métropole avait proposé un plan vélo dès 2012 dont les objectifs n’ont pas été atteints. Un nouveau plan vélo 2017-2020 a été voté qui vise à atteindre 15% de part modale de déplacement sur l’ensemble de la métropole en 2020. Nous sommes en octobre 2018 et en sommes à 8%.

Pour ce faire, la métropole et la ville doivent accélérer la sécurisation des pistes existantesachever le réseau express vélo en 2020, conformément à leurs engagements, et enfin mettre en place l’indemnité kilométrique vélo pour leurs agents, que nous réclamons depuis 2016.

Développer les énergies renouvelables dans les territoires, c’est bon pour le développement local : lors du dernier conseil municipal de Bordeaux, en septembre 2017, nous avons dû voter contre une délibération qui proposait des panneaux photovoltaïques dans un gymnase aux bassins à flot, en option !

Nous considérons que les ENR à l’heure de l’urgence climatique ne doivent plus être une option mais une obligation !

Par ailleurs nous demandons depuis plusieurs années que la ville de Bordeaux, à l’instar de la ville de Mérignac qui a donné l’exemple, se fournisse auprès d’Enercoop, une coopérative fournisseuse d’énergie 100% renouvelable, en vain.

Faire évoluer notre assiette vers une alimentation plus saine, moins carnée, moins dépendante en engrais et en pesticides, c’est l’assurance d’une meilleure santé : le SIVU qui gère la restauration scolaire et les portages à domicile fournit 23000 repas par jour. Les crudités sont uniquement des légumes et des fruits de saison, sans OGM et issus de la filière durable. 30% des produits proposés sont issus de l’agriculture biologique. C’est déjà bien, mais ce pourcentage peut progresser.

Le taux de produits bio dans les crèches est de 20% seulement. Nous demandons un passage à 100% et de bannir tous les perturbateurs endocriniens dans les crèches tel que cela est préconisé par l’agence régionale de santé de Nouvelle Aquitaine. https://bordeaux.eelv.fr/notre-vision-du-bilan-2017-de-la-ville-de-bordeaux-et-sa-gestion-des-enjeux-climatiques-compte-rendu-du-conseil-municipal-du-4-juin-2018/

Nous pourrions prendre de nombreux exemples indiquant que les objectifs de la métropole et de la ville de Bordeaux ne seront pas atteints, et nous le déplorons.

Il ne suffit pas de signer des appels pour réaliser une véritable politique d’adaptation de notre territoire à l’urgence climatique, c’était l’objet des propositions que nous avons faites en septembre 2018 : https://bordeaux.eelv.fr/bordeaux-a-lheure-du-changement-climatique-a-bordeaux-lurgence-dune-nouvelle-trajectoire/

#IlEstEncoreTemps

Le groupe écologiste au conseil municipal de Bordeaux

Pierre Hurmic, Delphine Jamet

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