Pollution de l’air : Bordeaux est aussi victime des pesticides de Synthèse
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Communiqué de presse mercredi 19 septembre 2018

Aujourd’hui, c’est la journée nationale de la qualité de l’air.
Nous venons de découvrir les résultats récents de l’étude d’Atmo Nouvelle-Aquitaine concernant les pesticides dans l’air. 
A Bordeaux, où les prélèvements ont été réalisés intra-muros, Atmo a relevé la présence de deux molécules interdites dont l’une représente 26% de la concentration totale des molécules chimiques analysées[1].

Les autres substances décelées sont des fongicides ou pesticides utilisés dans la viticulture et l’agriculture conventionnelles.

Ce ne sont donc pas seulement les riverains des parcelles traitées qui sont victimes de ce fléau sanitaire.
Il est donc plus que jamais urgent d’exiger la fin de ces pesticides de synthèse très volatiles.

Pierre HURMIC, Delphine JAMET, Conseillers Municipaux de Bordeaux 

[1] L’Anthraquinone, corvicide interdit d’utilisation agricole depuis 2010, n’a été recherchée dans l’air de la région que depuis cette campagne 2017. L’Anthraquinone a plusieurs origines. Elle n’est pas uniquement une molécule de synthèse utilisée dans les produits phytosanitaires comme répulsif d’oiseaux ravageurs (corvicide). L’Anthraquinone est également un Hydrocarbure Aromatique Polycyclique (HAP) oxygéné, issue de plusieurs sources, naturelles ou anthropiques. En effet elle peut être formée à partir de processus de combustion, notamment par les voitures diesel ou par la dégradation de l’Anthracène (HAP) par les oxydants atmosphériques. (p.37/67 de l’étude Atmo).