Lot-et-Garonne : création d’une retenue collective d’irrigation sur le bassin versant du Tolzac
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Avis d’Europe Ecologie Les Verts sur la Création d’une retenue collective 
d’irrigation et de soutien d’étiage sur le bassin versant du Tolzac
Commune de Pinel-Hauterive (47) lac de Caussade

Le projet doit fournir a minima un volume voisin de 660 000 M3 pour satisfaire les besoins identifiés irrigation directe et réalimentation. Le volume de 920 000 m3 prévu se veut être une sécurité en cas d’années sèches.

La gestion de l’eau et sa qualité constituent des enjeux majeurs de notre temps et on ne saurait construire des ouvrages de l’ampleur de celui de Pinel Hauterives, avec des fonds publics, sans en apprécier sa validité au regard de tous ces enjeux :

  • Des conditions de stockage qui garantisse la qualité de l’eau
  • L’utilisation économe et pertinente de l’eau
  • L’engagement des adhérents de l’ASA dans des pratiques agroécologiques
  • La préservation de la biodiversité

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2 réflexions au sujet de “Lot-et-Garonne : création d’une retenue collective d’irrigation sur le bassin versant du Tolzac

  1. Dans le corps humain, ce n’est pas la quantité d’eau qui maintient la vie mais la circulation de l’eau ! Arrêter de boire et vous allez mourir très vite !
    Dans notre environnement c’est EXACTEMENT la même chose et c’est la PLUIE qui est à l’origine de la circulation de l’eau !
    Si l’eau de pluie n’est pas utilisée par la Flore et la Faune avant son retour à la mer et si on accélère son évacuation (comme actuellement) , c’est comme si votre corps évacuait rapidement l’eau que vous buvez sans la faire circuler dans votre organisme : c’est la mort assurée.
    La faune et la flore ont besoin d’un apport constant d’eau, avec le réchauffement climatique les apports vont être de plus en plus fractionnés et les périodes sèches de plus en plus longues. Le seul moyen d’assurer la continuité des apports d’eau qui maintiennent toute la biodiversité, sans toucher aux nappes phréatiques, c’est de constituer des réserves d’eau de pluie !
    L’utilisation de l’eau de pluie est auto-limitative , vous ne pourrez jamais en utiliser plus que ce que la nature vous a donné, la région nouvelle aquitaine ayant un pluviométrie importante, si vous manquez d’eau l’été c’est que vous n’avez pas fait assez de réserves l’hiver !
    Il y a 70 ans tout le monde avait des réserves d’eau de pluie, individuelle ou collective ! Dans certains villages on voit encore les mares collectives qui stockaient l’eau de pluie et qui étaient accessible à tous pour abreuver le bétail et le rafraichir pendant les canicules !
    Le confort de l’eau du robinet à partir des nappes phréatiques nous a fait oublié que notre principale ressource c’est la pluie, et qu’il faut d’abord penser à l’utiliser et ne pomper dans les nappes que si on ne peut pas faire autrement !

    Seule l’utilisation massive de la pluie sauvera nos nappes phréatiques, nos sources, nos cours d’eau et donc toute la vie qui en découle !

  2. Région nouvelle Aquitaine : 84 000 km2 soit 8,4 millions d’ hectares
    Précipitation moyenne en 2015 : 700 mm
    Cumul total sur la région : 58,5 milliards de m3
    si on retire 60% d’évapotranspiration, il reste 23,4 milliards de m3
    si on retire aussi 10% d’évaporation, il reste 17,55 milliards de m3

    Prélèvements d’eau douce en 2015 (Agriculture, eau potable, industrie,énergie): 1,5 milliards de m3

    Donc, le cumul TOTAL des précipitations sur la région représente 39 fois les prélèvements d’eau douce !
    Si on retire les 60% d’évapotranspiration et les 10% d’évaporation cela représente 11 fois les prélèvements d’eau douce !

    Surfaces artificialisées 9,3% : 781 200 hectares
    Précipitation moyenne en 2015 : 700 mm
    Cumul sur les surfaces artificialisées : 5,46 milliards de m3
    si on retire 10% d’évapotranspiration, il reste 4,9 milliards de m3

    Donc le cumul des précipitations sur les surfaces artificialisées représente 3 fois les prélèvements d’eau douce de TOUTE la région , 12 fois les prélèvements d’eau potable dans les nappes phréatiques (408 millions de m3) et 11 fois les prélèvements agricoles dans les nappes phréatiques (448 millions de m3) ! Ca veut dire aussi qu’avec 60 mm d’eau sur les surfaces artificialisées on couvre la TOTALITE des besoins agricoles de TOUTE la région … ça correspond à 3 grosses pluies … Comme les sols des surfaces artificialisées sont étanches aux infiltrations toute cette eau est collectée par l’assainissement pour être rejetée dans les cours d’eau sans être ni utilisée ni infiltrée. Depuis plus de 30 ans on enseigne au collège que l’urbanisation a accéléré le retour à la mer de l’eau de pluie, avant il lui fallait quelques jours pour atteindre la mer et maintenant c’est quelques heures, ce qui bloque les infiltrations ! Et cerise sur le gateau, les stations d’épurations n’ont jamais étaient dimensionnées pour traiter autant d’eau (eaux usées et pluviales en même temps), alors quand il pleut beaucoup TOUT part à la rivière sans traitement … c’est pour cela que maintenant l’état a imposé de mettre en place des réseaux séparatifs, pour ne pas mélanger les eaux pluviales et ne traiter que les eaux usées, mais il faudra attendre encore longtemps pour que tous les réseaux soient aux normes … En attendant on pollue les rivières et depuis très longtemps … Mais bientôt on va comprendre que si on stockait une partie de cette eau à la sortie des villes, pour un usage non domestique, on pourra faire décanter cette eau et limiter la pollution des cours d’eau. Il faut savoir que les sols « digèrent » mieux l’eau polluée que les cours d’eau qui sont biologiquement plus fragiles !

    Rappel : Surfaces artificialisées 9,3% : 781 200 hectares
    Surfaces irriguées 4,76 % : 400 000 hectares
    Si il n’y avait que des zones urbanisées il n’y aurait plus d’eau depuis longtemps dans les nappes !
    Contrairement aux surfaces artificialisées les surfaces irriguées permettent l’infiltration de la pluie donc participent activement aux rechargements des nappes,

    Ça veut dire que si on récupère 10% des eaux pluviales des zones artificialisées on couvre la TOTALITE des besoins agricoles de TOUTE la région Nouvelle Aquitaine ! et donc on divise par DEUX les prélèvements dans les nappes phréatiques ! Donc on améliore le débit des sources et donc l’état de tout le système hydrologique de la région !
    Toute cette eau est déja collectée il suffit de la stocker l’hiver pour l’utiliser l’été !

    Il est donc très facile et même indispensable de remplir les bassines à l’eau de pluie !

    Région nouvelle aquitaine : 5,9 millions d’habitants
    Consommation moyenne : 150 litres/habitant/jour soit 50m3
    Total : 295 millions de m3 d’eau potable
    20% de cette eau est destinée aux toilettes , pour la région cela représente 59 millions de m3 d’eau potable prélevée dans les nappes phréatiques, désinfectées et jetée … alors qu’on pourrait recycler l’eau des douches et des lavabos, alors qu’on pourrait utiliser l’eau de pluie (ou même des toilettes sèches ),
    Dans les zones artificialisées, l’assainissement collectif évacue les eaux usées (après traitement) vers les cours d’eau, il n’y a donc pas de reyclage de l’eau (par exemple l’eau des douches auraient pu être utilisée pour les toilettes) et pas d’infiltration. Alors que si on recycle une partie de l’eau on fait des économies et que si on infiltre l’eau après utilisation, elle repars dans la nappe phréatique d’origine, le cycle de l’eau n’est pas coupé ! Et comme en plus les zones artificialisées sont imperméables elles bloquent le rechargement des nappes par la pluie !
    Double effet négatif : prélèvements important sans restitution à la nappe d’origine et blocage des rechargements par la pluie !
    Des initiatives locales de recyclage des eaux industrielles ont fait leurs preuves, à Celles sur Belle, les eaux usées de la laiterie et de l’abbatoir servent à irriguer une centaine d’hectares, sans prélever dans les nappes !
    Pour être autonome, en utilisant l’eau de pluie chaque habitants aurait besoin d’une surface de captage de 72 m2 (pour 700mm de précipitations annuelles), un carré de 8,5m de coté !
    Ça veut dire que chaque maison individuelle reçoit sur son toit l’équivalent de sa consommation annuelle, sans aller jusqu’à l’autonomie complète on peut sérieusement diminuer notre impact sur les nappes phréatiques ! Les communes ont financé des composteurs elles pourraient aussi financer des récupérateurs d’eau pour préserver les nappes !

    En région Nouvelle Aquitaine et d’un point de vue quantitatif, l’équilibre entre les prélèvements et le renouvellement de la ressource (recharge des nappes) est respecté pour 89% des masses d’eau souterraines, (cf Etat_des_lieux_eau_Nouvelle_Aquitaine), ça veut dire que toutes les infiltrations se font par les zones naturelles et les zones agricoles, les 11% qui manquent correspondent au 9,3% de zones artificialisées et au1,7% que l’on pourrait imputer aux ruissellement …

    Compte tenu de l’impact ultra négatif des zones artificialisées sur les nappes phréatiques, elles doivent contribuer aux financement des bassines à hauteur de 66% !

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