Bassin de Lacq : où en sont les études sur la santé des populations ?

communiqué de presse
Groupe des élu·es écologistes
au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
19 juin 2018

Jean-François Blanco, conseiller régional écologiste du Béarn, vient de relancer l’Agence Régionale de Santé concernant le planning des études épidémiologiques sur les riverains du bassin de Lacq actuellement menées par les services de l’État.

En mars 2016, la SEPANSO mettait en lumière une étude réalisée en 2002 par l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped), dans la zone la plus proche des usines du Bassin de Lacq en Béarn. L’étude portait sur la période 1968-1998. Elle faisait ressortir, dans les cohortes de populations du bassin de Lacq, une surmortalité de 14% chez les moins de 65 ans, une surmortalité de 56% sur la dernière décennie de l’étude, une hausse de 34% des cancers des voies respiratoires sur la même période.

Aucune nouvelle étude n’avait été menée depuis. C’est pourquoi, Jean-François Blanco avait demandé « l’organisation d’une expertise indépendante sur les nuisances et épidémiologique » en particulier concernant les émanations d’effluents gazeux chargés en acroléine, évacués dans l’atmosphère par les torchères des sites industriels de traitement du gaz d’Arkéma et de SOBEGI, venu s’installer en 2013.

Les riverains se plaignent, avec toujours plus d’insistance de troubles graves, notamment respiratoires. La santé des populations environnantes du bassin de Lacq ne saurait souffrir d’un report des résultats. Les services de santé doivent prendre leur responsabilité. La publication sans délai d’un calendrier est urgente. Le retard dans l’actualisation rapide des données est hautement préjudiciable à la santé publique.

Jean-François Blanco, conseiller régional des Pyrénées-Atlantiques.

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