Contribution d’Europe Ecologie Les Verts à l’enquête publique pour le projet de Technopole Agen-Garonne.

à Monsieur le commissaire enquêteur

Contribution d’Europe Ecologie Les Verts à l’enquête publique pour le projet de Technopole Agen-Garonne.

Ce projet est présenté par le maitre d’ouvrage, l’agglomération d’Agenaise.

Il y a trois ans, une précedente enquête publique a été réalisée.

La déclaration d’utilité publique a abouti à une annulation en première instance qui a été confirmée en appel.

Malgré les décisions judiciaires, on a exproprié , engagé des travaux très destructeurs des habitats et de l’environnement et commencé à commercialiser des emplacements dans des conditions contestables. Des compromis de vente sont passés au mépris de toutes règles de droit.

Maintenant l’agglomération d’Agen , avec l’accord de l’État, relance une enquête sans qu’aucun nouveau rapport faisant un état actualisé de la situation environnementale , foncière, financière et réglementaire ne soit produit.

Ce sont 220 ha qui vont être impactés pour cette zone.

La surconsommation de terres agricoles, largement au dessus de la moyenne nationale, est une réalité en Lot et Garonne.

Or, L’implantation du TAG se situe sur de très bonnes terres de culture alors qu’il y a des possibilités d’implanter des entreprises sur des terrains déjà exclus de la production agricole.

Des emplacements sont vacants dans des zones existantes de l’agglomération d’Agen.

Quatre syndicats agricoles (FDSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération Paysanne et Modef) ont pris une position opposée au projet au nom de la préservation des terres à vocation nourricière.

Ce projet est non conforme avec les recommandations du schéma de cohérence territoriale en vigueur et celles de différentes instances qui alertent sur la surconsommation de foncier agricole au détriment d’une production vivrière de proximité.

Le budget du TAG (64M) a été conçu avec un prix de 42 € le m², générant néanmoins un déficit de 12 millions. Nous assistons à des ventes d’emplacements actuellement à 25€ le m². Le TAG risque au final de coûter cher au contribuable de l’Agglomération d’Agen.

La stratégie de vente des lots du TAG à bas prix démontre la difficulté à trouver des entreprises riches en potentiel d’emploi.

Les premières entreprises candidates à intégrer la zone ne font qu’un déplacement endogène dans l’Agglomération d’Agen. La plateforme Super U déjà installée à Bon Encontre est emblématique de ce bénéfice nul en terme d’emploi.

D’autres entreprises annoncées dans le domaine des services sont très modestes en emplois créés pour l’Agglomération.

Face aux défis à relever aujourd’hui, alimentaire, environnemental, climatique et énergétique, ce projet inutile et destructeur doit être rejeté.

Il est temps de promouvoir sur ces terrains une alternative autour d’installations de jeunes agriculteurs et artisans dans le cadre d’un projet alimentaire territorial (PAT) tel que la loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 le prévoit.

Les PAT se veulent le prolongement de la politique nationale en matière alimentaire et sont un outil pertinent pour organiser une autonomie alimentaire de nos territoires. Ils ont vocation à réunir tous les acteurs de la production, transformation, distribution et structures de consommation afin de développer une économie alimentaire de proximité, de qualité et génératrice d’emplois non délocalisables. Un tel projet serait en complète cohérence avec l’Agropole.

Les PAT s’inscrivent aussi dans les défis énergétiques et climatiques que nous devons aujourd’hui relever.

 

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