conseil municipal de Bordeaux de février 2018 : projet de mandature, développement durable, orientations budgétaires et autres sujets où l’écologie devrait primer à Bordeaux
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Le conseil municipal du 26 février 2018 a été médiatiquement très suivi, en raison de la polémique entre Laurent Wauquiez et Alain Juppé sur l’état des finances de la ville, et le positionnement de Virginie Calmels, enfin officiellement qualifiée de 1ère adjointe alors que le Maire avait toujours nié l’attribution de ce statut.

1/ C’est dans cette ambiance que le conseil a débuté autour de l’actualisation du projet de mandature 2014-2020 « Bordeaux : ville fraternelle, métropole européenne ».

Intervention de Pierre Hurmic :

Sur le fond nous aurons toujours les mêmes constats et les mêmes dissensions : des objectifs affichés qui ne correspondent pas toujours aux faits, quelques exemples :

– sur le projet urbain, vous écrivez « tout l’enjeu est de faire grandir la ville sans dénaturer son territoire et son paysage » (p5). Au vu de la réalisation de vos projets urbains, ne devriez-vous pas faire état de plus de réalisme ?

– Vous mettez en avant la production de logements sociaux (p13), et c’est bien normal vu le retard à rattraper, mais nous regrettons que sur certaines opérations immobilières d’envergure comme celle de l’ancien CCAS aux Chartrons, les promoteurs ont réussi à éviter, avec votre assentiment, la production de logements sociaux dans un quartier qui devrait en comporter 30% pour toute nouvelle opération d’aménagement !

– Sur la « ville nature » (p19), la démarche que vous qualifiez de « systématique » de verdissement de l’espace public sera évoquée par Delphine Jamet dans le cadre du rapport de développement durable (voir ci-dessous).

– Enfin sur la « démocratie quotidienne et la concertation » (p25), dernier paragraphe, vous avez une bien curieuse manière de co-construire compte tenu de l’imposition du stationnement payant au-delà des boulevards alors que ce n’était pas prévu dans votre programme électoral…

Concernant le stationnement payant, Pierre Hurmic a déploré le manque de concertation de la Mairie qui se targue pourtant, citant le rapport de développement durable, d’une « tradition de dialogue » et « d’une gouvernance locale reposant sur la co-construction avec les habitants » .

Il a insisté sur le décalage criant entre de telles affirmations et la réalité de terrain.

Il a rappelé qu’il y a 5 ans déjà le « Grenelle des mobilités de la métropole bordelaise », construit avec tous les acteurs de la mobilité, avait conclu que la régulation de la circulation automobile dans la métropole devait passer par une régulation du stationnement, et être prise en charge au niveau métropolitain.

Le « Grenelle » indiquait aussi que « le stationnement résidentiel doit être traité de manière multicritère, en prenant en compte les niveaux d’équipement, l’offre de voirie, les coûts de construction des logements etc. ».

Malheureusement, ces propositions n’ont pas été entendues par la municipalité bordelaise.

Un sondage récemment réalisé par Sud-Ouest et le message du collectif d’association Caudéran-Saint Augustin ne demandent pas le retour à la gratuité mais une souplesse des conditions tarifaires en fonction des conditions de vie des résidents, et des exercices professionnels.

Cette souplesse doit être assortie d’une batterie de mesures permettant aussi aux habitants et aux professionnels de changer leurs pratiques.

La Mairie doit être en mesure de faire une offre de parkings de proximité suffisante.

Il a également souligné le fait qu’on ne peut traiter de la même façon le stationnement à l’intérieur et à l’extérieur des boulevards.

Les différences de taux de motorisation indiquent des pratiques différentes de la voiture qui induisent une façon différente d’appréhender le stationnement.

Les chiffres que nous avons qui datent de la dernière enquête ménages publiée indiquent un taux de motorisation de 0.4 à 1 véhicule par ménage intra-boulevard et de 1 à 1.42 véhicules extra-boulevard, soit un nombre de véhicules multiplié par 2 à 3 !

Les pratiques de déplacement des résidents extra boulevards s’apparentent davantage à celles de villes comme Mérignac, Talence, Pessac ou Le Bouscat où les conditions sont plus souples : 2ème macaron riverain, autorisation de macarons temporaires…

Enfin, il a ajouté que le stationnement est un des maillons de la chaîne des mobilités qui ressort de la compétence de la Métropole. Pourquoi faire une exception pour le stationnement ?

la suite à lire sur le site d’EELV Bordeaux